L'équipe de France a fait mieux qu'il y a deux ans. A Sarajevo, elle a dominé la Bosnie-Herzégovine (2-1) pour son premier match après la Coupe du monde. Menés au score, les Bleus ont égalisé avant la pause par Gallas avant de l'emporter grâce au premier but de Faubert.
L'équipe de France a retrouvé mercredi soir la Bosnie-Herzégovine deux ans après le match nul sans relief (1-1) qui s'était disputé à Rennes, le premier de l'ère Domenech. A Sarajevo, les Bleus ont entamé la période post-Coupe du monde, tournée vers les éliminatoires de l'Euro 2008, par une victoire (2-1), bien venue avant le déplacement en Géorgie et la venue de l'Italie début septembre. Le match a connu des hauts et des bas et n'a basculé que dans le temps additionnel grâce au premier but en bleu du novice bordelais Julien Faubert, bien heureux de voir sa frappe déviée filer dans le but adverse. Avec des joueurs dans une forme physique incertaine, il était difficile de leur demander la lune même s'il existe désormais une exigence à la hauteur du résultat obtenu en Allemagne. Raymond Domenech n'a d'ailleurs pas fait la fine bouche après le coup de sifflet final : « C'est bien, l'équipe a bien réagi. Les joueurs sont restés bien organisés et ils ont montré de l'envie. » En l'absence d'un vrai meneur de jeu axial, le sélectionneur est logiquement revenu à une équipe alignée en 4-4-2, un schéma qui avait sa préférence avant le début du Mondial. Ancien et nouveau capitaine, Patrick Vieira était à la baguette avec Mavuba à ses côtés, Malouda et Ribéry sur les côtés et Henry et Saha devant lui. Boumsong a remplacé Thuram alors que les buts ont été bien gardés par Coupet. Et défensivement, trente-sept jours après Berlin, la France a prouvé qu'elle n'avait pas réglé ses problèmes de marquage sur les coups francs. La Bosnie a profité d'une grande largesse défensive pour dominer provisoirement le finaliste de la Coupe du monde. Les Slaves, bien rentrés dans le match contrairement aux Français qui ont abusé de longs ballons, ont rappelé de mauvais souvenirs aux Tricolores sur un coup de pied arrêté joué à trois et conclu par Barbarez. Le nouvel attaquant du Bayer Leverkusen, 35 printemps, s'est trouvé étrangement seul et n'a pas manqué de sang froid pour fusiller Coupet à bout portant (16e). Mais la réplique française est venue avant la pause sur une action de jeu pour le moins similaire : le même jeu à trois que les Bosniaques avec cette fois Sagnol au départ, Henry pour la remise de la tête et Gallas - son deuxième but en sélection après celui inscrit en août 2005 contre la Côte d'Ivoire (3-0) - dans le rôle du finisseur. Avant cette égalisation, l'équipe de France avait arrosé sans succès les buts de la Bosnie. Louis Saha s'est beaucoup montré, prouvant une nouvelle fois qu'il était bien le bon Dauphin du roi Henry. Le Mancunien aurait pu s'offrir son troisième but en sélection mais ses tentatives (7e, 24e, 40e) n'étaient pas assez appuyées, tout comme celles de Mavuba (27e) et Malouda (29e, 34e). Mais cette première période, de loin la plus vivante des deux, aurait pu voir la Bosnie s'envoler avec un avantage plus conséquent. Après son but, Barbarez rata le cadre pour une poignée de centimètres (20e) avant que Muslimovic ne fasse son numéro dans la surface tricolore avec une série de dribbles et ne s'écroule au contact de Boumsong (37e). L'arbitre allemand n'a pas bronché comme face au comportement parfois limite de ces Bosniaques au caractère affirmé. Rugueux en première période, le jeu est devenu quelconque après la pause malgré l'entrée en jeu de Wiltord à gauche et Faubert à droite notamment. Entre le tir de Saha (54e) et celui de Wiltord (83e), rien ou presque. Les organismes étaient bien fatigués. Pas celui de Faubert, décisif après seulement vingt minutes. Une entrée remarquable et remarquée.
Les acteurs du dernier acte du Mondial allemand ont connu des fortunes diverses pour leur grande rentrée. L'Italie retrouvait les terrains hier soir après la finale Berlin gagnée face à la France le 9 juillet dernier. Privés de presque tous leurs champions du monde, les Italiens ont cédé en Croatie (0-2) au terme d'une rencontre disputée et hachée.